Aller au contenu

Retour sur l’Aktionnaire Day

ce qu’il faut vraiment retenir pour investir en 2026

Participer à cet événement consacré à l’investissement a permis de mettre en lumière une réalité essentielle : investir aujourd’hui n’est plus réservé à une élite, mais reste encore entouré de nombreuses interrogations, voire d’appréhensions.

Entre or, ETF, immobilier, actifs alternatifs ou encore crypto, voici ce qu’il fallait retenir des différentes conférences pour mieux comprendre les dynamiques actuelles et construire une stratégie d’investissement cohérente.

L’or : rassurant… mais souvent mal compris

L’or reste un sujet à part. Il intrigue, il rassure, mais il peut aussi intimider. Beaucoup ne savent pas vraiment par où commencer, ni même faire la différence entre or physique et or papier.

Ce qui ressort, c’est que l’or n’est pas un actif “à la mode” ou opportuniste. Il s’inscrit dans une logique de long terme. Les facteurs actuels comme les tensions géopolitiques, l’endettement des États ou encore les achats des banques centrales jouent clairement en sa faveur. Mais cela ne veut pas dire que son évolution à court terme est prévisible.

La vraie question n’est d’ailleurs pas de savoir s’il faut mettre 5 ou 10 % de son portefeuille en or. La vraie question, c’est plutôt de savoir si on en veut, et pourquoi. L’intérêt principal reste sa capacité à décorréler un portefeuille, notamment face aux marchés actions.

Il y a aussi une dimension presque personnelle dans le choix entre or physique et or papier. Le premier rassure par sa matérialité, son absence de frais de gestion et son aspect patrimonial. Le second séduit par sa simplicité d’accès, mais implique une forme d’exposition indirecte, avec des frais et un risque de contrepartie.

Dans tous les cas, il ne faut pas attendre de l’or des performances spectaculaires tous les ans. Ce n’est pas son rôle.

Les actifs alternatifs : entre curiosité et diversification

Depuis quelques années, et encore plus depuis le Covid, les actifs alternatifs prennent de plus en plus de place dans les discussions. On parle d’art, de montres de luxe, d’entreprises non cotées, de droits musicaux ou même d’objets de collection.

Ce qui attire, c’est autant la diversification que le côté “différent”. Beaucoup de nouveaux investisseurs arrivent par ces biais-là, parfois aussi parce que ces actifs leur parlent davantage que la bourse traditionnelle.

Mais il y a un piège assez classique : investir dans ce qu’on aime plutôt que dans ce qui a du sens financièrement. Ce biais est humain, mais il peut coûter cher sans véritable stratégie !

Ces investissements restent souvent illiquides, parfois difficiles à valoriser et nécessitent une vraie vision long terme. Ils peuvent avoir leur place dans un portefeuille, mais rarement comme base principale.

Les ETF : le vrai tournant de l’investissement grand public

Un des constats les plus marquants concerne le rapport des Français à l’investissement. Une grande partie n’investit toujours pas, souvent par peur de perdre ou par besoin de garder son argent disponible.

Ce qui est paradoxal, c’est que ne pas investir entraîne avec certitude une perte de pouvoir d’achat au fil du temps, à cause de l’inflation.

Dans ce contexte, les ETF apparaissent comme un outil clé. Ils rendent l’investissement beaucoup plus accessible, plus simple et surtout plus diversifié. En une seule ligne, on peut s’exposer à des centaines, voire des milliers, d’entreprises, avec des frais très faibles.

Il reste néanmoins important de comprendre ce dans quoi on investit. Par exemple, les ETF “MSCI World” qui sont des paniers d’actions exposés à des sociétés de 23 pays développés sont fortement concentrés sur les États-Unis (qui représentent environ 70% du panier d’actions à eux-seuls), ce qui peut déséquilibrer un portefeuille sans qu’on s’en rendre compte.

Mais globalement, les ETF s’imposent comme une porte d’entrée solide pour investir et participent clairement à une démocratisation de l’investissement. On voit d’ailleurs un changement assez net chez les jeunes générations, qui s’y intéressent de plus en plus.

L’immobilier : toujours central, mais plus exigeant

L’immobilier continue d’occuper une place particulière. C’est un actif tangible, rassurant, et surtout l’un des rares dans lequel il est possible d’investir à crédit.

Après une période plus compliquée, le marché a montré des signes de reprise, notamment grâce à la baisse des taux qui redonne du pouvoir d’achat aux investisseurs.

Mais l’immobilier n’est plus aussi “simple” qu’avant. Les contraintes se multiplient, entre les normes environnementales, les risques liés aux locataires ou encore les évolutions fiscales.

Du côté des SCPI, certaines difficultés récentes ont rappelé que ce type de placement n’est pas sans risque, surtout lorsqu’il dépend fortement d’un seul type d’actif comme les bureaux. Les structures les plus diversifiées semblent mieux résister.

Le marché reste très contrasté, avec une forte tension dans certaines grandes villes comme Paris, et davantage d’opportunités ailleurs.

L’éducation financière : le vrai sujet de fond

S’il y a un point qui dépasse tous les autres, c’est celui de l’éducation financière. La France reste un pays où l’on épargne beaucoup, mais où l’on investit encore peu.

La peur du risque, le manque d’information et certaines idées reçues freinent encore énormément de personnes. Beaucoup pensent qu’il faut déjà être riche pour investir, ou que c’est trop compliqué.

Mais les choses évoluent. Depuis quelques années, les jeunes s’y intéressent davantage, au point parfois d’éduquer leurs propres parents.

Ce qui ressort, c’est qu’investir demande avant tout trois choses simples : une raison, une compréhension et un accès. Sans ces trois éléments, le passage à l’action reste difficile.

C’est un constat que nous partageons et qui nous anime justement dans nos démarches. D’où notre activité croissante sur les réseaux sociaux (facebook, instagram, linkedin) et des offres très accessibles pour toutes les bourses et tous les niveaux. 

Les cryptos : un marché qui se structure

Le marché des cryptomonnaies continue de mûrir. Les cycles semblent moins extrêmes qu’auparavant, même si la volatilité reste bien présente.

Le profil des investisseurs est encore assez jeune, mais la démocratisation est en marche. On voit aussi une évolution dans la manière d’aborder ce marché, avec une distinction plus claire entre le Bitcoin, souvent vu comme un actif de long terme, et les autres cryptos, plus spéculatives.

Le sujet reste technique et peut vite devenir complexe. Il demande de la prudence, de la compréhension et une vraie gestion du risque.

Les innovations continuent, notamment autour des stablecoins, qui commencent à être utilisés par des acteurs traditionnels pour faciliter les paiements.

Le luxe : une remise en question

Même les secteurs historiquement solides ne sont pas épargnés. Le luxe traverse une période plus incertaine, liée à des choix stratégiques, à la dépendance à certaines zones géographiques et à des attentes parfois trop élevées des investisseurs.

Certaines marques résistent mieux que d’autres, mais l’ensemble du secteur semble devoir se réadapter, notamment en revenant à ses fondamentaux.

Ce qu’il faut retenir

Au final, cet événement ne donne pas une réponse unique, mais plutôt une direction.

Investir en 2026, ce n’est pas chercher le bon timing ou le produit miracle. C’est construire quelque chose de cohérent dans le temps, en acceptant qu’il y ait de l’incertitude.

La diversification reste centrale, la compréhension indispensable, et la formation incontournable.

Et surtout, il devient de plus en plus clair que ne pas investir est, lui aussi, un choix… avec ses propres risques.

Quelques images de notre passage à l’Aktionnaire Day

Et d'autres événements à découvrir toute l'année